
La prévision de la demande estime un volume sortant : combien de produits les clients vont acheter sur une période. La prévision des retours estime un volume entrant : combien de ce qui a déjà été vendu va revenir. Les deux sont liées mais distinctes, et les traiter comme un seul chiffre mélangé est précisément là que la plupart des démarches de prévision des retours échouent.
Une prévision de demande trop haute gonfle directement les achats ; une prévision de retours fausse les gonfle indirectement, en amenant l'entrepôt à sous-estimer le stock qui lui revient déjà. Les deux prévisions doivent se calculer séparément, à partir de signaux historiques séparés (l'historique de ventes pour la demande, l'historique apparié ventes-retours pour les retours), puis se réconcilier au stade du réapprovisionnement, où le besoin net auprès d'un fournisseur tient compte à la fois de ce qui doit se vendre et de ce qui doit revenir.