
Périmètre : 486 références propres, fabriquées en interne et sous-traitées, gérées par la planification sur le site de Moirans. Flowlity y est en production depuis un an ; la valeur de stock est mesurée sur les six premiers mois d'utilisation. Environ 1 600 références de négoce sont pilotées côté approvisionnement depuis l'été 2026.
Telenco, fabricant français d'équipements pour réseaux fibre optique, pilotait sa planification de la demande sous Excel, sur un cycle mensuel, en parallèle de son ERP Dynamics 365. En un an d'utilisation de Flowlity, le temps nécessaire pour produire le plan est passé d'une semaine par mois à une journée, soit 80 % de temps de planification en moins sur les produits que Telenco fabrique, en interne ou en sous-traitance, avec des prévisions désormais recalculées chaque semaine au lieu d'être reconstruites à la main. Sur six mois, la valeur de stock de ce périmètre a baissé de 11 %.
Cette étude de cas décrit comment Telenco est sorti du tableur, ce que l'automatisation a changé dans la routine de planification, et quels résultats l'équipe mesure aujourd'hui.
Depuis 1999, Telenco fabrique des équipements pour réseaux télécom et datacom : pinces d'ancrage, points de terminaison optique, cordons, boîtiers d'épissurage… L'entreprise s'est spécialisée dans la fibre optique à partir de 2010. Le raccordement des foyers a porté une forte croissance après le Covid, et ce cycle arrive aujourd'hui à maturité : le déploiement du réseau fibre en France est désormais quasi achevé, avec 95,3 % des locaux raccordables au 30 juin 2026, soit 43,1 millions sur 45,2 millions selon les chiffres de l'Arcep.
La demande change donc de nature. Telenco se développe à l'export, avec l'Allemagne et l'Afrique en tête, ouvre de nouveaux marchés comme le datacenter, et lance de nouvelles gammes, à l'image des poteaux composites produits depuis un an pour remplacer les poteaux bois. Ces relais de croissance amènent aussi de nouveaux clients. Pour la planification, cela change la donne : sur des marchés et des références qui démarrent, l'historique dit encore peu de chose, et les délais fournisseurs, qui atteignent 6 à 7 mois sur certains produits, laissent peu de place à une correction tardive.
.jpg)
.jpg)
Chez Telenco, toute la planification vivait dans des fichiers Excel : des classeurs lourds, remplis de formules, dépendants d’une seule personne, et qui portaient l'approvisionnement sur des délais fournisseurs atteignant 6 à 7 mois sur certains produits. L'entreprise enregistrait et exécutait les transactions via son ERP, Dynamics 365 (Microsoft), mais sans outil dédié à la planification.
« Avant Flowlity, on travaillait avec de lourds fichiers Excel, le savoir était centralisé par une personne et il y avait des formules un peu partout. Le moindre petit écart, la moindre suppression de formule, ça pouvait avoir des effets un peu dramatiques. »
Achille Moubinous, Responsable planification Supply Chain, Telenco
C'est le point que les comparatifs d'outils passent sous silence. Le plan qui sortait de ces fichiers n'était pas faux : il reposait entièrement sur le savoir d'une seule personne, et il coûtait une semaine de travail à mettre à jour chaque mois. C'est là qu'est la fragilité : le jour où cette personne n'est plus là, ou qu'une formule saute, c'est le processus entier qui s'arrête, sur certaines références dont le réassort peut prendre six mois.
Le second problème tenait au rythme. Reconstituer le plan supposait de récupérer toutes les ventes du mois, de les analyser, de les confronter aux stocks et aux commandes en cours, puis d'en déduire les quantités à commander. Environ une semaine de travail, chaque mois.
Entre deux cycles, l'analyse restait figée sur les données de la dernière extraction. L'ERP n'est pas conçu pour répondre à cette question : Dynamics 365 affiche les commandes positionnées, pas la trajectoire du stock dans les mois qui viennent. Le calcul des besoins nets sort les besoins ligne à ligne, mais sans jamais montrer la courbe qui descend ni le moment où elle passe sous le seuil.
« Avant, dans notre ERP, on voyait uniquement les commandes positionnées, mais on n'avait pas cette courbe de stock qui diminuait. »
Achille Moubinous, Responsable planification Supply Chain, Telenco
Cédric Favre, Directeur Supply Chain de Telenco pour la France, la Tunisie et le Portugal, résumait l'angle mort avant le déploiement : une rupture ne s'annonce pas, elle se constate deux mois trop tard, quand il n'existe plus d'autre option que le transport aérien d'urgence.
Telenco a choisi Flowlity pour le coût de la licence, la qualité des propositions faites pendant l'évaluation, la puissance de l'outil, ainsi que la flexibilité et l'adaptabilité du produit et de l'équipe. Achille Moubinous souligne aussi son ergonomie, surtout la simplicité d'utilisation : un outil performant, mais assez simple à comprendre et à utiliser par tout le monde, et pas seulement par un expert.
Sur le plan technique, le principe est celui d'une couche de planification posée sur l'ERP existant, et non d'un remplacement. Flowlity lit dans Dynamics 365 les données dont il a besoin, à savoir l'historique de demande, les stocks, les commandes en cours et les paramètres articles et fournisseurs. Il calcule les prévisions et les propositions de commande, puis réécrit dans l'ERP les commandes validées. Dynamics 365 reste le système d'exécution et d'enregistrement : rien n'a été remplacé, une couche a été ajoutée au-dessus.
.png)
Aujourd’hui, les données ne sont plus figées : les prévisions sont désormais récupérées et analysées par le système. Les imports et les calculs sont passés au rythme hebdomadaire, quand tout dépendait auparavant d'une extraction mensuelle à date fixe.
« Aujourd'hui avec Flowlity, vu qu'il y a des imports réguliers et des calculs hebdomadaires, l'analyse est plus fluide. »
Achille Moubinous, Responsable planification Supply Chain, Telenco
Le travail de planification mensuel qui demandait une semaine tient en une journée.
.png)
Mais le changement n'est pas seulement un gain de temps, c'est un changement de latence. Un décrochage de la demande se voit en quelques jours au lieu de plusieurs semaines, ce qui laisse encore la place à une décision utile sur un article dont le délai de réassort atteint six mois.
Reste la question qui décide de tout dans une planification automatisée : peut-on faire confiance à ce que l'outil propose ? Achille Moubinous la chiffre simplement.
« Dans 80 % des cas, la proposition est cohérente avec ce qu'on aurait fait côté planification. Donc ça, ça marche bien. »
Achille Moubinous, Responsable planification Supply Chain, Telenco
C'est ce taux qui transforme le calcul automatisé en gain de temps réel. Si une proposition sur deux devait être reprise, l'outil déplacerait le travail au lieu de le supprimer. À 4 sur 5, le planificateur ne refait pas le travail de l'outil : il valide, et concentre son attention sur la cinquième.
« Flowlity a une meilleure vision pour tous les articles saisonniers. Flowlity va mieux anticiper les variations de demandes en fonction des mois, alors que moi, dans le passé, j'avais plus tendance à lisser ces données-là. »
Achille Moubinous, Responsable planification Supply Chain, Telenco
Sur ce point précis, l'écart avec la méthode manuelle ne se joue pas en temps mais en qualité de prévision. La raison est mécanique : un professionnel qui traite plusieurs centaines de références n'a pas le temps de modéliser la saisonnalité de chacune : il lisse, parce que lisser est la seule option tenable à la main. L’algorithme, lui, reprend chaque référence individuellement et conserve les variations mensuelles que le lissage effaçait. C'est le cas typique où l'automatisation ne remplace pas un jugement, elle rend possible un niveau de finesse que le temps disponible interdisait.

Plutôt qu'un stock de sécurité décidé une fois pour toutes, chaque référence reçoit un niveau de couverture calculé à partir de la distribution probable de la demande. Cette logique d'optimisation des stocks sous incertitude explique pourquoi la couverture peut être réduite sans exposer davantage les références incertaines : la couverture se resserre sur les références stables et se maintient là où le risque est réel, au lieu de s'appliquer uniformément.
.png)
Sur les six premiers mois d'utilisation, la valeur de stock du périmètre planifié a baissé de 11 %.
Le levier sur lequel l'outil agit est le niveau de couverture. Plutôt qu'un stock de sécurité décidé une fois pour toutes et appliqué uniformément, chaque référence reçoit un mini et un maxi recalculés chaque jour à partir de la distribution probable de sa demande et des délais fournisseurs, qui atteignent 6 à 7 mois sur certains produits. La couverture se resserre là où la demande est régulière et se maintient là où l'incertitude est réelle.
C'est ce qui distingue ce mode de pilotage d'une consigne de réduction globale : une baisse appliquée uniformément allège aussi les références les plus incertaines, celles où elle coûte le plus cher en risque de rupture.
Un catalogue qui évolue produit spontanément du surstock : le mix se déforme plus vite que les règles de réassort ne sont révisées, et les références dont le profil change gardent une couverture calibrée sur leur ancien rythme. Les mini et maxi étant réévalués chaque jour, ce décalage ne s'installe plus.
Le gain de temps est le plus visible pour l'équipe.
« Chaque mois, la planification me prenait une semaine complète. Aujourd'hui, je fais le même travail en une journée. »
Achille Moubinous, Responsable planification Supply Chain, Telenco
Cette réduction de 80 % du temps de planification découle directement de la fiabilité décrite plus haut : le planificateur valide la grande majorité des propositions et ne reprend la main que sur les exceptions.
Le processus a aussi quitté la tête d'une seule personne. Telenco a depuis déployé Flowlity sur la partie approvisionnement : l'équipe y pilote environ 1 600 références de négoce et les propositions validées repartent dans Dynamics 365 sans ressaisie, ce qui supprime l'étape où le tableur et l'ERP divergent.
« On se sert de Flowlity justement pour pousser les commandes directement et les récupérer dans notre système. »
Achille Moubinous, Responsable planification Supply Chain, Telenco
Sur un marché devenu moins lisible et avec des délais qui atteignent 6 à 7 mois sur certains produits et interdisent toute correction tardive, la seule variable réellement pilotable est la qualité de l'anticipation. C'est pourquoi une logiciel d’automatisation de la prévision de la demande prend tout son sens ici plutôt qu'un modèle déterministe. Une prévision à un seul chiffre suppose qu'on sait ce qui va se passer. Raisonner en distribution de probabilité revient à accepter qu'on ne le sait pas, et à dimensionner la couverture sur cette incertitude mesurée.
En bref, chez Telenco, automatiser la planification a libéré 4 jours par mois, fait sortir le processus d'une seule tête, et fait baisser la valeur de stock de 11 % en six mois.
Alors si votre planification vit encore dans un fichier Excel, demandez une démo pour voir comment Flowlity peut automatiser votre Supply Chain.
Find everything you need to know right here.
Il ne le remplace pas, il le précède et le corrige, et chez Telenco Dynamics 365 est resté le système d'exécution. Le calcul des besoins nets, ou MRP, déroule une prévision à travers la nomenclature en appliquant des délais et des paramètres fixes. Le calcul est juste, mais il hérite entièrement de la qualité de ce qu'on lui donne en entrée : une prévision unique et des délais figés.
Un outil de planification probabiliste intervient en amont, sur ces entrées, en produisant une fourchette de demandes probables et un niveau de couverture ajusté à l'incertitude mesurée, y compris celle des délais fournisseurs. Les propositions de commande qui en découlent repartent ensuite dans l'ERP, qui reste le système d'exécution et d'enregistrement. Chez Telenco, les commandes validées dans Flowlity sont écrites directement dans Dynamics 365, sans ressaisie.
En agissant sur le niveau de couverture plutôt que par une consigne de réduction globale. Un paramétrage figé applique la même marge de sécurité à des articles dont les profils de demande n'ont rien à voir : il sur-couvre les références régulières et sous-couvre les références incertaines.
Chez Telenco, les niveaux mini et maxi sont recalculés chaque jour à partir de la distribution probable de la demande de chaque référence, en tenant compte des délais fournisseurs, qui atteignent 6 à 7 mois sur certains produits. La couverture se resserre là où la demande est prévisible et se maintient là où le risque est réel. C'est ce levier que Telenco actionne depuis la mise en production, là où une baisse appliquée uniformément aurait allégé aussi les références les plus incertaines.
Parce qu'un ERP récent ne produit pas de meilleures décisions d'approvisionnement : il exécute plus proprement celles qu'on lui donne. Un ERP et un outil de planification n'opèrent pas sur la même couche : l'ERP enregistre les transactions, la planification décide de ce qu'il faut faire ensuite.
Telenco utilisait Dynamics 365 depuis des années et reconstruisait quand même son plan sous Excel chaque mois : l'ERP montrait les commandes positionnées, jamais la trajectoire du stock à venir. C'est précisément ce manque que la couche de planification est venue combler, sans rien remplacer.
Une couche de planification lit un jeu de tables restreint et stable, et se rebranche sur un nouveau système au moment de la bascule, ce qui représente quelques jours de paramétrage et non une seconde implémentation. Attendre la fin d'un programme ERP revient le plus souvent à renoncer à 12 à 24 mois de meilleures décisions. Nous détaillons ce raisonnement dans notre analyse sur l'ordre à suivre entre migration ERP et planification.
Chez Telenco, le passage d'Excel à un logiciel de planification de la demande n'a pas consisté à reproduire le tableur dans une interface. Il a changé trois choses.
D'abord la fréquence : les prévisions et les niveaux de stock sont recalculés en continu au lieu d'être reconstruits à la main lors d'un cycle mensuel. Ensuite la méthode de calcul : une prévision à un seul chiffre assortie d'un stock de sécurité figé est remplacée par une fourchette de demandes probables et un niveau de couverture dimensionné sur l'incertitude de chaque référence. Enfin le rôle du planificateur, qui passe de la production du plan à l'arbitrage des exceptions.
Concrètement, le projet démarre par la connexion de quelques tables déjà présentes dans l'ERP, à savoir l'historique de demande, les stocks, les commandes en cours et les paramètres articles et fournisseurs. Résultat chez Telenco : le travail de planification qui demandait une semaine tient désormais en une journée, soit 4 jours libérés par mois, sur un périmètre de 486 références propres, aux délais fournisseurs atteignant 6 à 7 mois sur certains produits.