
Points clés : La planification Supply Chain pilotée par l'IA n'est plus réservée aux grands groupes. SupplyCaddy, fabricant d'emballages foodservice en forte croissance, a remplacé la planification manuelle sur tableur d'environ 250 produits sur-mesure par Flowlity Lite : prévision et réapprovisionnement automatisés, revue uniquement des exceptions et planification probabiliste pensée pour la volatilité. Résultat : un processus de planification plus léger et plus rapide qui redonne du temps à l'équipe.
On imagine souvent que la planification Supply Chain par l'IA est réservée aux grands groupes dotés d'une équipe IBP (Integrated Business Planning) dédiée et d'un budget logiciel à sept chiffres. SupplyCaddy prouve le contraire. Ce fabricant en forte croissance a déployé la planification Supply Chain par l'IA sans rien de tout cela, en partant du même point que la plupart des PME : un tableur.
SupplyCaddy fabrique des emballages foodservice sur-mesure, les sacs, boîtes et consommables qui transportent les repas des enseignes de restauration. Ils produisent les sacs, boîtes, gobelets et pailles, tout ce qui passe par un drive-in sauf la nourriture, pour des enseignes fast casual et QSR emblématiques, en jouant le rôle de guichet unique pour l'emballage personnalisé et générique. Presque chaque produit est spécifique, environ 250 références actives dont une vingtaine seulement sont génériques. Cette variété fait le cœur de leur activité, mais c'est aussi ce qui rendait la planification difficile.
Pendant longtemps, tout le processus de prévision et de réapprovisionnement s'effectuait via Google Sheets. Les données de l'entrepôt ne parlaient pas aux feuilles de demande, et la visibilité dépassait rarement trente jours. L'approvisionnement ajoutait une couche : SupplyCaddy achète commande par commande auprès d'une vingtaine de fournisseurs récurrents répartis entre la Turquie, les États-Unis, la Chine et l'Amérique du Sud, chacun avec son propre délai. Et les chiffres d'usage qu'un nouveau client communique le premier jour ne sont, de l'aveu même de l'entreprise, jamais justes, parfois faux de 5 à 30 %. La seule question est de savoir de combien.
Ce fonctionnement ne tient plus à grande échelle. Planifier 50 produits à la main est gérable, cent devient tendu, et 250 produits sur-mesure est un travail à plein temps qui ne laisse de place à rien d'autre.
SupplyCaddy n'avait pas besoin d'un déploiement de niveau grand groupe. Il lui fallait une solution accessible, capable de fonctionner aux côtés de l'équipe existante pendant qu'elle finissait de construire son propre ERP. C'est exactement le créneau de Flowlity Lite : une version allégée de Flowlity organisée autour de quatre tables de données simples, demande, stock, informations fournisseurs et commandes en cours, qu'une petite équipe peut alimenter et rafraîchir en toute autonomie.
L'objectif explicite, selon les mots du cofondateur Bradley Saveth, était de redonner du temps au planificateur. L'idée n'était donc pas d'ajouter un outil à surveiller, mais de supprimer le travail manuel pour que le responsable des opérations se concentre sur les décisions plutôt que sur la saisie.
« Flowlity nous a permis de faire le travail de trois ou quatre personnes sans avoir besoin de trois ou quatre personnes. »
Bradley Saveth, cofondateur et Président, SupplyCaddy
Le moteur sous-jacent, c'est la prévision probabiliste. Une prévision en un seul chiffre est toujours fausse ; plutôt que de parier sur une valeur, Flowlity planifie sur toute la plage des scénarios probables et recommande le stock de sécurité et le réapprovisionnement qui les couvrent le mieux. Pour une entreprise dont le chiffre du premier jour est régulièrement faux d'un tiers, planifier sur la distribution plutôt que sur une valeur ponctuelle fait la différence entre un plan qui résiste au réel et un plan qui craque.

Chaque nuit, Flowlity ingère les dernières données et produit automatiquement, pour chaque produit, un historique de demande nettoyé (valeurs aberrantes et ruptures passées détectées et corrigées), une prévision et un plan de réapprovisionnement qui respecte déjà la quantité minimale de commande (MOQ), le lot et le délai de chaque fournisseur.
L'équipe travaille ensuite par exception. Au lieu de passer en revue les 250 produits, elle ouvre une vue filtrée, par exemple les best-sellers menacés de rupture dans les trente jours, et n'agit que là où c'est utile. Quand une date fournisseur bouge ou qu'une perturbation survient, elle recharge les données et le plan est recalculé et mis à jour automatiquement. Quand une commande convient, elle la valide et l'exporte vers l'ERP. Le traitement manuel laisse place à une gestion simple des exceptions.
« Je suis honnêtement bluffée par l'outil et par tout ce qu'on peut en faire. »
Geraldine Sanchez, VP Operations, SupplyCaddy

Dans l'emballage foodservice, la disponibilité est primordiale. L'emballage coûte souvent moins cher que le produit qu'il protège, pourtant un sac ou une boîte manquants peuvent arrêter la ligne de production d'un client et coûter bien plus que l'emballage lui-même. Cette asymétrie rend la réactivité non négociable pour le fabricant : une rupture peut faire perdre un client, tandis qu'un surstock sur une gamme personnalisée et très variée immobilise inutilement la trésorerie. C'est un enjeu majeur pour SupplyCaddy, qui détient en continu plusieurs millions de dollars de stock : un surstock bloque des liquidités essentielles au développement, alors qu'un sous-stock risque d'interrompre le service chez le client.
La visibilité sur la demande est faible dans le secteur. Comme le dit SupplyCaddy, la plupart des acteurs s'appuient encore sur un rapport d'usage du distributeur souvent erroné ; connaître sa propre consommation et l'utiliser pour planifier intelligemment est donc un vrai avantage concurrentiel, et non une corvée administrative.
« C'est un vrai changement de dimension. Ce que vous avez construit sort l'information du tableur et la met dans une plateforme visuellement superbe. On adore. »
Bradley Saveth, cofondateur, SupplyCaddy
SupplyCaddy a invité Flowlity dans son podcast, Delivered. Découvrez l'échange entre les cofondateurs de SupplyCaddy, Bradley Saveth et Zack Stein, et Jean-Baptiste Clouard, CEO de Flowlity, sur la planification Supply Chain par l'IA (en anglais).
« Ce que Flowlity nous a vraiment redonné, c'est du temps. Plus l'entreprise grandit, plus il est difficile de bien faire manuellement ; nous l'avons donc adopté au bon moment : nous gardons le même niveau de service, avec beaucoup moins de temps passé pour y arriver. »
Bradley Saveth, cofondateur et Président, SupplyCaddy
La leçon n'est pas que SupplyCaddy est une exception. C'est qu'une entreprise agile et en forte croissance peut adopter la planification Supply Chain par l'IA sans équipe IBP, sans ERP finalisé et sans budget de grand groupe, et voir la charge manuelle fondre presque immédiatement. Si votre planification vit encore dans des tableurs et que votre gamme s'étoffe, la barrière vers des outils de planification pensés pour les petites équipes est bien plus faible qu'avant.
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